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Sans Jamais Inquiéter
Perçue comme forte par la plupart,
Je me suis souvent renfermée.
Proche de l'aorte et ses remparts,
Se cache une femme désespérée.
Contempler l'autre dans sa chute,
Me bouleverse toujours autant,...
Sans Jamais Inquiéter
Perçue comme forte par la plupart,
Je me suis souvent renfermée.
Proche de l'aorte et ses remparts,
Se cache une femme désespérée.
Contempler l'autre dans sa chute,
Me bouleverse toujours autant,
Que s'il s'agissait de ma lutte,
Ou de celle d'un de mes enfants.
Je porte les larmes de mes frères,
Dans une sacoche appelée cœur.
Même si aucun ne la discerne,
Elle me fait voir toutes les couleurs.
Je vis avec, tel un ulcère,
Qui me ronge depuis l'intérieur.
Alors je marche, à ma manière,
Tâchant de faire défiler l'heure.
Mais l'être humain dans sa misère,
Ne perçoit que ses propres peurs.
Il tue les autres, s'en indiffère
Et continue ainsi sa route.
Il prie le soir, pour se refaire,
En ignorant le bruit du doute.
J'entends une balle, conçue de fer,
Qui se heurte à un innocent.
Il est parfois homme, parfois cerf,
Parfois poussière, mais toujours sang.
Dois-je concevoir que ma terre mère,
Puisse être bafouée à chaque instant ?
Jetons ces armes faites de colère,
Qui prononcent seules un jugement.
En ce moment je dois avouer,
Que le plus souvent je me sens,
Divaguer dans la société,
Car aucun d'eux ne me ressemble…
Interne Présence
Douce pluie éternelle et divine,
De par delà les collines,
Tu nous brûles et nous harcèles.
Nous imposant ta doctrine,
Qui nous rappelle le goût du sang,...
Interne Présence
Douce pluie éternelle et divine,
De par delà les collines,
Tu nous brûles et nous harcèles.
Nous imposant ta doctrine,
Qui nous rappelle le goût du sang,
Tu tues le temps et nous modèles.
Et c'est en touchant le déni,
Que je t'ai vu faire semblant.
Croyant en vain aux maux d'esprit,
Tu ne peux pas en dire autant.
La mort encore,
Ou bien la vie,
Tu choisis selon tes moments.
Seulement parfois tu as omis,
Que mes genoux étaient vaillants.
Bien que par terre, il étaient vie,
Alors que toi, tu étais vent.
Durant la plupart de mes nuits,
Je t'ai battu progressivement.
J'ai affronté cette anarchie,
Puis réfuté tes raisonnements.
J'ai su apprendre que le jugement,
N'était nul autre qu'un faux ami.
Pardonne-moi, ô mon ennemie,
Toi qui fut là quand je fus seule.
Il me faut te bannir aujourd'hui,
Sans toi le jour, perd son linceul.
Autre Être
Disparu de la foule, bien avant de m'incruster.
C'est l'odeur de mon pull, que l'on peut distinguer.
Coquelicot, crépuscule et arômes de café,
Un mélange d'amertume et de notes sucrées.
Quel joli préambule pour une artiste restée,
Dans un monde qui fabule et requiert de tomber,...
Autre Être
Disparu de la foule, bien avant de m'incruster.
C'est l'odeur de mon pull, que l'on peut distinguer.
Coquelicot, crépuscule et arômes de café,
Un mélange d'amertume et de notes sucrées.
Quel joli préambule pour une artiste restée,
Dans un monde qui fabule et requiert de tomber.
J'imagine peu d'astuces s'il s'agit d'espérer,
Rien ne vaut l'aptitude de pouvoir tout lâcher.
En dehors de ma rue je me sens étranger,
Et pourtant j'ai vécu en Asie deux étés.
J'ai aimé, j'ai trimé et me suis revu naître,
J'ai perdu, j'ai payé et appris à me connaître.
De nos jours rien n'est trop et plus rien n'est assez,
Il en faut des kilos de pierres jaunes pour percer.
"Trahissons même le monde, peu importe, écoutez,
Plus rien ne nous incombe si ce n'est l'or et le vrai."
Des discours si immondes qui rythment toutes nos journées,
Quel honneur d'être exclu de cette piètre société.
L'ange Déchu
Il errait sur les réseaux comme pour trouver un sens à sa propre vie. Son unique indice était que seul, il ne pouvait plus survivre. Tout avait toujours été noir, bruyant et vide. Il n'avait ni proches, ni entourage fixe. Il n'était qu'une goutte transparente coulant entre les fissures du temps et du relationnel. Personne ne le gardait près de lui car il était brûlant. Si brûlant qu'il suffisait de le regarder pour ressentir sa douleur.
L'ange Déchu
Il errait sur les réseaux comme pour trouver un sens à sa propre vie. Son unique indice était que seul, il ne pouvait plus survivre. Tout avait toujours été noir, bruyant et vide. Il n'avait ni proches, ni entourage fixe. Il n'était qu'une goutte transparente coulant entre les fissures du temps et du relationnel. Personne ne le gardait près de lui car il était brûlant. Si brûlant qu'il suffisait de le regarder pour ressentir sa douleur. Ses yeux savaient déconnecter les plus insensibles du reste du monde en une fraction de seconde. Tout était à vif, brut et pur.
Il savait décrire son mal être précisément grâce aux révélations qu'il avait acquises durant ces journées et ces nuits, recroquevillé dans son salon.
Quelques nuits par an, il flirtait avec la vie lors de transes musicales interminables durant lesquelles il explorait les profondeurs de l'enfer. Il avalait une substance lui permettant de feindre son humanité, puis il vagabondait entre les gens, comme s'il avait toujours été là.
Sans aucune hésitation, comme si cela lui rappelait qui il était vraiment, il s'abandonnait au destin. Finalement, cela ne faisait que lui remémorer à quel point sa vie n'était rien sans ces moments suspendus. Quel intérêt de continuer sans amour, sans vocation, ni force ? Tout lui semblait stérile, inaccessible ou hypocrite. Pourtant, il avait un don que peu peuvent prétendre posséder. Il avait cette capacité à déceler les moindres impuretés chez les autres, aussi inconscientes et invisibles soient-elles. Il pouvait démanteler l'incohérence et révéler la vérité aux plus orgueilleux.
C'est d'ailleurs ainsi qu'il me sauva la vie. Durant plusieurs journées passées ensemble dans sa zone d'inconfort, il s'attaqua subitement à mes défauts en m'imposant un ultimatum sentimental : Voir, ou partir. Partir certes, mais en le laissant lui, ici et tout seul.
Acharné, déterminé à me faire changer radicalement, il piétina mon égo à coup de faits incontestables : "Regarde-toi, tu en es réduite à ta fausseté. Toujours à tout jouer ou simuler, comme si ta vie n'était qu'une vulgaire pièce de théâtre."
Ces mots ne cessaient de creuser ma souffrance et mon manque de confiance en moi, pourtant ils m'apprirent à quel point j'étais éloignée de ce que j'étais vraiment. Il avait totalement raison. Et ce n'est là qu'un millième de ce qu'il me révéla. Des mois durant, il me fit remarquer mes travers sans jamais me laisser faiblir. Cependant, l'investissement qu'il ressentait le poussa bientôt au vice. Il ne pouvait plus envisager de "fausseté" de ma part et même s'il était parvenu à me supporter jusqu'ici, il n'était désormais plus prêt à m'attendre. Malgré sa faculté à voir certaines choses, il ne possédait aucune once de patience ou de tolérance. Il ne supportait plus mon incompréhension, ma maladresse ni quelconque erreur. Il savait que j'étais de bonne foi, et c'est pour cela qu'il tâchait de rester mais, cela ne suffisait plus. Il m'a aidé à réaliser tant de choses sur moi. J'ai pu entrevoir tant de réflexes et de comportements nocifs que j'avais inconsciemment développé suite à des traumatismes, qu'il m'était impensable de le voir s'en aller. Il m'avait tout simplement libéré.
Et pourtant, un soir, tout prit fin. J'ai découvert malgré moi que la violence m'était insupportable. Je suis un être tourné vers l'amour, la tolérance et la lumière, non pas vers les ténèbres que constituent le manque, la vengeance et la frustration. Il ne pouvait plus contrôler ses pulsions et se retrouvait à me bousculer, me griffer, puis bientôt à me mordre…
Tout était devenu une raison valable de s'énerver ; ma façon de parler, de marcher, de le regarder, même ma manière de respirer bruyamment le rendait paranoïaque. Il pensait toujours au pire, toujours au mal, comme si mon unique intérêt était de mentir sur mes intentions pour le duper. Pourtant, je l'aimais. C'est à mes dépends que j'ai découvert l'ampleur de son mal-être et l'impact que cela avait sur ma personne. Après des mois passés à subir, vint un instant de perdition, de courage et de lucidité. J'avais décidé de mettre fin à cette relation. Ce fut profondément difficile pour moi de le laisser partir. Je savais qu'il n'avait rien ni personne, pourtant, je devais lui faire confiance et le laisser s'envoler. Il était assez grand pour y parvenir et visiblement, moi, je ne faisais qu'empirer les choses, même s'il me disait le contraire. Nous avons pleuré, hurlé, imploré que tout puisse s'arranger mais la seule solution pour moi fut de fuir loin de lui, car il était en train de me dévorer. Je n'avais plus envie de me battre ou même de vivre dans ces conditions. J'avais tout simplement atteint mes limites.
Il y a des nuits où je le revois marchant lentement et élégamment dans les rues de Paris.
Il était si lumineux, si léger et charismatique. Il ressemblait à un ange déchu. Ses cheveux longs, fins et sombres lui dessinaient une silhouette élancée qui était renforcée par les teintes noires et blanches de ses vêtements. Tel un être parfaitement balancé entre l'horreur et la lumière, comme s'il avait atterri ici sans se rappeler pourquoi et qu'il devait se battre afin de récupérer ses ailes. Si je lui souhaite quelque chose régulièrement, c'est bien de les récupérer.
Coupable
Aucun mot ne me soulage
Lorsque la Lune que je côtois,
Éclipse les plus sages.
Je vous vois par ailleurs,
Tant de larmes noctambules
Coupable
Aucun mot ne me soulage
Lorsque la Lune que je côtois,
Éclipse les plus sages.
Je vous vois par ailleurs,
Tant de larmes noctambules
Imprègnent votre visage.
N'êtes vous donc pas crédule,
À penser à l'image,
Qu'évoque votre infortune ?
Perdez toute rancune,
Et songez au doux présage
Qu'apporte cette tribune.
Elle vous évite le ridicule,
D'un éternel désarroi,
Face à la terre qui nous accule.
La souffrance vous importune,
Mais elle nous donne la chance,
De voir du haut d'une autre dune.
Trouvez les clés dissimulées,
Ouvrant le coeur en son entier,
Et ce qu'importe qui vous étiez
L'aveugle
Affamé par la peur,
C'était ce genre d'oiseau,,
Affamé par la peur.
Il ne voyait que les autres,
À travers ses erreurs.
Son recul était pauvre,
L'aveugle
C'était ce genre d'oiseau,
Affamé par la peur.
Il ne voyait que les autres,
À travers ses erreurs.
Son recul était pauvre,
Il regardait les heures,
Isolé de ses fautes,
Sans y voir de noirceur.
Le moment n'était autre,
Qu'un instant de candeur.
Validé par les nôtres,
Tel était son malheur.
Soudainement il s'arrête pour y voir l'horizon,
Au-dessus de sa tête, des étoiles à foison.
Rien de plus salutaire qu'une telle explosion,
Comment être sur la terre dans cette position ?
Pourquoi voir la misère comme une réelle option,
Alors qu'autour de nos verres réside bien le pardon ?
Si une telle atmosphère peut devenir une maison,
Je ne pourrais donc plus revenir à la raison.
Rien de plus prolifère que ces mêmes trahisons,
Qui à nos yeux confèrent une phobie des liaisons.
Dans mes rêves toute la sphère, n'est faite que de poison,
Qui l'englobe toute entière, lui donnant là une leçon :
Respecte mieux la manière et l'espace des saisons,
N'impose pas à autrui ta toxique cloison.
C'est alors qu'il perçut,
L'étendu de l'ampleur,
Qu'il un jour, avait eu
En prônant la terreur.
Il est dur de guérir
Des âmes trop déçues.
Il fallait donc agir,
Avant l'ombre du refus.
Quel échec fantastique,
Que de l'avoir vécu.
Tu vois ce que ça implique,
De juger par la vue,
Dans un monde étriqué,
De par son contenu ?
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